
ENRIQUE SAMAMA
aka ENRIQUE SAMA
Biographie
Nom d’artiste : Enrique SAMA
1968, France, français.
J’ai commencé à dessiner mon père à l’asile et sur son lit de mort. Je n’avais pas d’appareil photo à l’époque. Donc j’ai été confronté au crayon, à la feuille blanche. Au travail long pour essayer d’arriver à quelque chose. Et ensuite à la non reconnaissance de mes efforts par ma famille.
C’est pourquoi je pense que je suis reparti dans ce travail long avec ces outils minimaux. Quand j’ai eu besoin de fuir ma famille qui est partie en Israël dans les territoires occupés, et ma mère , espagnole, catholique qui avait maltraité mon père, tunisien, juif, et dépressif, jusqu’à le tuer. Un mélange qui ne va pas ensemble. Je ne parle plus à ma mère, ni à ma famille colons en Israël. Je me suis construit par une autre pensée où j’étais libre : l’art. Je suis en recherche tous les jours, toutes les nuits . La « sublimation la plus fine » Cynthia FLEURY, (philosophe) par l’art, par la vie… L’art, la vie permet de trouver qui on est. Julia KRISTEVA (philosophe) : “tout est possiblement art, c'est-à-dire la multiplicité des sublimations possibles…”
J’ai rencontré l’art d’Alberto GIACOMETTI, toujours insatisfait de ses dessins. Et d’Egon SCHIELE, si sensible. Et puis le diktat de ne plus représenter les choses après les horreurs de la deuxième guerre mondiale et la tentative de Zoran MUZIC, survivant des camps. Je me sentais enfermé et j’ai découvert le mouvement Cobra qui essayait lui aussi de se libérer.
Comme j’étais insatisfait avec le dessin, j’ai commencé à faire des tâches en mélangeant des choses qui ne vont pas ensemble (eau, essence, peinture à l’huile). Et un jour j’ai vu un œil vraiment bizarre qui m’a attiré dans la tâche et alors j’ai regardé et ça va chercher je ne sais comment (dans mon inconscient me dira t-on ensuite) le reste du visage, le reste du corps, le reste du fond, dans mes souvenirs, dans mon âme. En 5 minutes.
Je perdais le contrôle et laissais venir des choses qui me parlaient au plus profond. J’ai montré à ma femme, et elle m’a dit qu’elle était touchée par l’expression du personnage. Que nous étions différents mais les mêmes sur les points essentiels de la vie. Alors j’ai compris que je pouvais parler aux autres par ma peinture. En mettant ensemble des matières qui ne se mélangent pas, je cherche à faire surgir un petit enfant, qui ose respirer, qui ose tout, vivre avec des bouts d'abord éparpillés. D’amour et de haine dans la même image parfois. En voyant que j’avais ce pouvoir, j’ai mis dans mes peintures, l’amour et la beauté. Intimes et universelles car je touche à notre intime commun d’une façon nouvelle.
Au niveau humain, je mélange les autres qui m’entourent (ma femme, ma fille, mes amis homosexuels ou lesbiennes, tous les humains, de toutes les cultures, de tous les pays), et bien sur les animaux nos 5 chats, et tous ceux du monde. Mais bien sur la nature, la moindre brindille.
J’ai rencontré ensuite lors d’une visite la citation d’EMPHEDOCLE : au Ve siècle avant JC. que j’ai vu à l’exposition au Mac Val de Paris, que j’ai découvert en juillet 2025: « car autre fois je fus jeune homme et jeune femme, arbuste et oiseau, et muet poisson de la mer... » … et blanc et noir, … tout est possible et beau. par l’art et par la vie : enfant, (problème de société de la place de l’enfant) , homme, femme, (problème de société des genres) , branche, poisson (problème de société de nature et d’environnement) .
Le but est de s’élever en étant plus riche.
Il s’agit de notre monde : de tout ce qui nous arrive, de partout dans le monde : tous les jours, je regarde les infos, des documentaires sur tous les thèmes que je trouve.
Dans le même instant de vie
À exprimer tellement de choses.
Je veux donner de l’amour.
Mais ce n’est pas si simple. Il y a sa mort, leur mort, ma mort. l’horreur, la haine,...
Et c'est pour ça aussi que je peins plus fort. Dans ma peinture dans ma recherche de formes de visages, de corps, d’enfants, de vieillards, d’animaux, de bout de bois, d’ailes,... pour exister Et que je vis déjà si fort à présent.
Et j’ai rencontré SAMA (alors que je m’appelle Samama, nom juif) la seule dj palestinienne musulmane. J’ai vu qu’elle a été arrêtée. Alors j’ai vu que sa mère la surnommé Sama, car ça veut dire petite fleur, dans ce désert et toute cette destruction.
J’ai trouvé un moyen sans le savoir, de dépasser à montrer des choses à l’opposé, en cherchant car ce n’est pas facile, on arrive à trouver quelque chose de beau, de fort, : créer quelque chose d’universel : la haine, et dépasser çà par l’amour.
Pour ne plus ne rien faire (quand je regarde les informations chaque jour).
J’ai rencontré Marie HEMERY psychanalyste, qui a confirmé que mon approche où je travaille pendant des heures jusqu’ à l’épuisement, laisse une place pour notre inconscient commun. De profondément humain pour mieux comprendre les portées de mon travail à la limite de la conscience. au profond, si profond qu’il est en commun avec l’autre .
et le spectateur reconnaît dans mon travail, cette part inconsciente qui est commune car j’ai un grand panel d’émotions (entre le plus grand amour et la plus grande haine . Entre la mort et la vie, parfois dans le même tableau). On est différent mais on est les mêmes sur les points essentiels de la vie.
« C’est une nouvelle tentative d’un nouvel artiste pour atteindre l’humain ! Ses personnages sont ces enfants intérieurs qui se révèlent, se dépassent, nous touchent dans l’expression brute d’émotions profondes. L’inconscient serait cette impression, cette structure de base de la construction identitaire. De fait elle s’exprime en noir et blanc. »
Il y a eu Jannick CALVEZ, journaliste dans le magazine Art Images, qui évoquait mon travail lors de l’exposition Imprudent dont elle était la curatrice, à Brest. Elle reprend les mots que le poète Yves BONNEFOY dit sur le travail d’Alberto GIACOMETTI. Il faut savoir que GIACOMETTI avait essayé de dessiner le visage de son frère chaque soir, mais il estimait qu’ils étaient toujours insuffisants et il les détruisait au matin. On n’en connaît que quelques-uns que sa femme avait sauvé de la destruction. Et ils sont sublimes...
Janick CALVEZ dit « Enrique SAMA aborde la création artistique comme une expérience libératrice et chaotique, où il abandonne le contrôle pour laisser émerger des émotions brutes et troublantes. Jusqu’à l’épuisement. C’est une fascinante exploration de la psyché humaine, marquée par des désirs et des angoisses universels.».« C’est une intuition qui va droit à l’énigme, pour en faire de l’évidence, droit à ce qui ruine et fait peur pour en faire un bien partagé.»
Quand je travaille, pendant 8 à 10 heures d'affilée, sur des dizaines de feuilles de papier, j’essaie de perdre le contrôle et de peindre à la limite de la conscience. Le lendemain je regarde et si ce n’est pas bon, je continue pendant des jours jusqu’à ce que tout soit là. C’est l’instinct de survie, je n’ai rien à perdre.
Je voulais aussi vous parler d’intensité et vous parler d’Antonin ARTAUD, artiste écrivain, poète et dessinateur, qui avait aussi écrit, Van Gogh, le suicidé de la société.
J’avais écrit directement sur le mur où je peins, dans mon atelier, tout en haut: LA CONFRONTATION ELLE EST Où, Là ? Et j’avais écrit dessous, ARTAUD en premier et ça m’avait amené à l’idée que j’ai écrit : ATTAQUE LE PAPIER. Et ensuite bien plus tard, j’ai ajouté : POUR ATTEINDRE LA DOUCEUR. J’avais écrit VAN GOGH, BACON, VELICOVICK, Arnulf RAINER, Marina ABRAMOVIC, ils sont constamment dans ma tête : ce sont des frères et des sœurs. ARTAUD est resté écrit car c’est une limite infranchissable : il est artiste et fou.
Je suis capable lors de la rencontre avec le galeriste , lors du vernissage avec les collectionneurs, les spectateurs… : de la plus haute pureté, de la plus haute intensité, de la plus haute complicité : je lis mon texte comme une performance douce, un dialogue avec ce qu’on a de plus cher,et tout donner encore une fois
je suis là pour vous montrer que mon travail est des plus sérieux, profond, nouveau, unique et universel..., et en quoi j’espère faire partie de vos meilleurs artistes .
Et je continue de crier
en peignant
dans ma peinture c’est un cri pur et doux
primitif et actuel: animal, humain, enfant, femme, de Gaza, de partout
pour me sauver pour nous sauver
on peut essayer
Mes thèmes sont d’actualité et mes œuvres puissantes!
Depuis 2007« Imprudent », Exposition individuelle, élu talent de l’année par la ville de Brest (France).
Mon expo avec le festival Factura, sur les terres de Montaigne sur l’Humain (« Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. ») en 2008…
En 2010 Musée Marzelles, « De l'humain finalement », Marmande, France. Exposition individuelle.
jusqu’en 2026, où j’ai des expos importantes au niveau mondial : Galeries qui me proposent des arts fairs 3 F : Galeria Azur NY (red dot Miami, et art fair Ny), galerie Artio Toronto, (carrousel du Louvre), Galerie Heligkeit Munich (Zurich et Munich) . et Musée Cobra (en contact) - j’ai participé avec le groupe Divulgat, à Venise à une exposition collective au titre qui m’importe tant : « l’autre moi ». Et une autre à Florence : « genèse d’une forme ».
Je fais évoluer ma réflexion, en récrivant à chaque fois une partie de mon texte de présentation.
En 2017, j’ai aussi créé un groupe (40 personnes) : « essai de collectif » (sur Tumblr). c’était réunir des gens qui ne se connaissent pas, d’horizons différents (d’ethnies, de couleurs, de métiers, de genres, d'âges…). Pour que chacun amène ce qu’il peut avec ce qu’il a et ce qu’il est. Se demander d’abord de quel collectif ils rêvaient ? Chacun peut proposer un thème (par ex, femme, vie, liberté en Iran) . Car je voulais partager avec les autres que j’aime, des beautés d’autres artistes que j’admire (l’artiste Marina Abramovic, le danseur Kahn, le cinéaste Wim Wenders (les ailes du désir)…
Enrique Sama, mars 2026
























